Dites-moi

Et Il y a longtemps maintenant, trop longtemps, j’ai perdu les femmes. Où plutôt elles se sont éloignées de moi. Il n’est restée qu’elle, elle seulement ; affable, prête à tous les sacrifices, serviable au possible, sans cesse au contact de mes doutes pour mieux les éliminer…Elle, seulement elle, et ma mère.
Où êtes vous maintenant ? Que faites vous sans moi ? êtes vous heureuses, pleines du bonheur dont vous sembliez tant et tant à l’affût ? Existe t ‘il ce moment où la félicité prend le pas sur le reste du monde ?
Vous l’avez trouvé ?
Tant pis. Ne répondez pas si cela vous chante. Laissez moi une fois encore dans l’ignorance des choses .
Cœur croisé ! Cœurs croisés, c’était le slogan d’une « réclame » de mon enfance ; Oui, tant et tant de cœurs croisés sous l’hospice de ciels plus ou moins bleus…Mais après tout , qu’importe les cieux si l’ivresse subsiste encore malgré le poids croissant des années !
Mesdames, combien de tapisseries devrais-je tisser si de ces croix de chairs sans cesse renouvelées, je voulais enfin en mériter une, et seulement une, mais à demeure ?
Mesdames, dites-moi si la fuite en avant d’un seul , aurait l’avantage de faire oublier les avanies de tous les autres ? Dites-moi si enfin, un jour, le pardon sourdra enfin du charnu de vos lèvres rougies ? Dites-moi…

Laisser un commentaire